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Après un salon, il vous reste 500 flyers et 3 kakemonos. Où les jetez-vous ? Les supports imprimés sont recyclables dans 90 % des cas, mais certaines finitions compliquent ou empêchent le recyclage (pelliculage plastique, vernis UV, métallisation). Ce guide explique quels supports vont dans quelle poubelle, quelles finitions empêchent le recyclage, et comment anticiper dès le devis une impression 100 % recyclable.

Les supports imprimés : recyclables à quelles conditions

En France, le tri sélectif du papier (poubelle jaune dans la plupart des communes) accepte tous les papiers et cartons non souillés. Pour la communication imprimée, cela couvre :

  • Flyers, tracts, dépliants pliés
  • Brochures, plaquettes, catalogues agrafés
  • Affiches papier non pelliculées
  • Cartes de visite non pelliculées
  • Prospectus standards, mailings
  • Enveloppes (avec ou sans fenêtre plastique)

Ces supports sont collectés par le service public, envoyés en centre de tri, puis en papeterie pour pulpage. La fibre est réutilisée jusqu’à 5 à 7 fois avant d’être trop dégradée pour servir.

Les finitions qui empêchent ou compliquent le recyclage

Certaines finitions d’impression, très courantes, réduisent ou suppriment la recyclabilité. À connaître avant de commander votre impression :

Pelliculage plastique (mat ou brillant)

Le pelliculage est une pellicule plastique (PP ou PET) appliquée sur la surface imprimée pour protéger et rigidifier. Très répandu sur les cartes de visite, couvertures de brochures, menus, flyers premium.

Impact recyclage : le pelliculage empêche le désencrage car il isole les fibres du papier. Le support devient non recyclable en filière papier. Il va en poubelle jaune ou grise selon les communes (à vérifier localement) et termine incinéré ou enfoui.

Alternative éco : pelliculage biodégradable (à base de PLA, issu de l’amidon de maïs), qui se décompose en industrie et n’empêche pas le recyclage papier dans certaines filières modernes. Docside propose le pelliculage biodégradable sur demande.

Vernis UV sélectif

Le vernis UV est une résine polymérisée par rayonnement UV, utilisée pour créer des effets brillants localisés ou une protection premium. Comme le pelliculage, il rend la surface non désencrable.

Impact recyclage : support non recyclable en filière papier classique. Alternative : vernis aqueux (à base d’eau), plus écologique, recyclable, mais effet brillance plus discret.

Dorure à chaud, marquage à froid, métallisation

Les finitions avec feuilles métalliques (or, argent, holographique) ajoutent une fine couche métallique sur le support. En petite surface, elles n’empêchent pas le recyclage (la fibre reste majoritaire). En grande surface (carte métallisée intégralement), elles peuvent être triées automatiquement et rejetées comme déchets.

Conseil : limiter les dorures à des zones locales (logo, titre) plutôt qu’une métallisation intégrale.

Encres fluorescentes et métalliques

Les encres fluo ou métalliques utilisent des pigments spéciaux (sels de métaux lourds pour certaines nuances). Elles ne sont pas toxiques au contact mais peuvent contaminer la pâte recyclée si utilisées en grande surface. Les centres de tri modernes les détectent et les orientent vers une filière spécifique.

Supports composites (PVC, bâche, Dibond)

Les kakemonos, banderoles, panneaux rigides ne sont pas du papier. Ils sont en PVC, polyester, aluminium-plastique (Dibond) ou bois compressé. Leur recyclage dépend du matériau :

  • PVC souple (bâche kakemono) : recyclable en filière PVC spécialisée, mais pas dans les poubelles classiques. La plupart des réseaux de collecte publics ne les acceptent pas. Il faut les déposer en déchèterie avec tri « plastiques rigides » ou « PVC ».
  • Polyester textile : filière textile, recyclable mais rarement collecté pour les bannières publicitaires.
  • Dibond (aluminium-polyéthylène) : recyclable mais complexe. L’aluminium est séparé du polyéthylène en filière spécialisée. Déposer en déchèterie.
  • PVC alvéolaire (forex) : filière déchets non dangereux en déchèterie.

Comment trier vos supports imprimés après usage : le guide

Poubelle jaune (tri sélectif papier)

Acceptés : flyers standards, brochures non pelliculées, affiches papier, cartes de visite non pelliculées, prospectus, catalogues, enveloppes, papiers de bureau.

Refusés : supports pelliculés, supports avec vernis UV, cartes plastifiées, stickers.

Déchèterie, rubrique papier-carton

Pour les grandes quantités (reste de stock sur salon, présentoir publicitaire, grandes affiches), préférer la déchèterie qui dispose d’une filière industrielle plus efficace que la collecte sélective des ménages.

Déchèterie, rubrique plastiques ou déchets non dangereux

Pour les kakemonos PVC, bâches, panneaux rigides, dibond. La plupart des déchèteries d’Île-de-France acceptent ces supports.

Collecte spécialisée entreprise

Pour les entreprises qui génèrent des volumes importants (plus de 100 kg / mois), une collecte spécialisée par un prestataire (Paprec, Veolia, Suez) est plus économique et garantit une meilleure recyclabilité. Docside travaille avec Veolia Propreté pour sa propre gestion de déchets.

Anticiper dès le devis : commander une impression 100 % recyclable

La meilleure façon de recycler, c’est d’anticiper la fin de vie dès le devis. Pour un support 100 % recyclable :

  1. Papier : FSC Recycled 100 %, Ecolabel, ou papier vierge FSC (voir notre guide papier recyclé).
  2. Encres : encres végétales (voir notre guide encres végétales).
  3. Finitions : aucune (papier brut) ou vernis aqueux. Éviter pelliculage plastique, vernis UV, dorure grande surface.
  4. Support physique : pour une bannière événementielle réutilisable, préférer un kakemono toile polyester (réutilisable) plutôt qu’une bâche PVC à usage unique.

Ce type de commande permet de jeter en poubelle jaune après usage sans arrière-pensée. C’est une démarche cohérente avec un discours RSE et traçable dans un rapport DPEF.

Réutiliser au lieu de recycler : la meilleure option

Le recyclage n’est pas la solution miracle : il consomme de l’énergie et dégrade la fibre. La vraie solution écologique est de réduire les volumes et de réutiliser ce qui peut l’être :

  • Kakemonos : préférer des structures démontables (roll-up, X-banner) réutilisables sur plusieurs événements. Un kakemono bien conservé dure 5 à 10 ans.
  • Brochures : imprimer juste la quantité nécessaire avec une impression numérique (voir offset vs numérique), réimprimer quand il faut plutôt que surestimer.
  • Flyers : tester un tirage réduit avant une grande quantité. Version numérique (PDF téléchargeable, QR code) en complément.
  • Cartes de visite : cartes électroniques (v-card, NFC) en complément ou remplacement pour les contacts du quotidien.

Docside et le recyclage

En tant qu’imprimeur Imprim’Vert :

  • Tri sélectif interne de tous nos déchets de production (chutes papier, encres, cartons, palettes)
  • Collecte Veolia pour les déchets dangereux (encres, solvants), bordereaux conservés 5 ans
  • Réutilisation des palettes et cartons d’expédition
  • Proposition de finitions recyclables (pelliculage biodégradable, vernis aqueux) en alternative aux finitions plastiques classiques
  • Suggestions de formats et supports réutilisables pour les campagnes événementielles

Pour un projet où la fin de vie du support est un critère RSE, parlez-en dès le devis. Nous orientons vers les solutions les plus recyclables et documentons la chaîne de traçabilité pour votre rapport.

Devis impression recyclable Notre démarche RSE


Sources : Citeo (éco-organisme papier-carton), Ademe, Fédération des métiers du recyclage, Veolia Propreté. Article Docside avril 2026.

Questions fréquentes

Les flyers imprimés se recyclent-ils ?

Oui, les flyers papier non pelliculés vont en poubelle jaune (tri sélectif papier). Ils sont collectés, envoyés en centre de tri puis en papeterie pour pulpage. La fibre peut être réutilisée 5 à 7 fois. Les flyers pelliculés (film plastique) ne sont en revanche pas recyclables en filière papier — ils finissent en incinération ou enfouissement.

Le pelliculage empêche-t-il le recyclage ?

Oui, le pelliculage plastique classique (PP ou PET) isole les fibres du papier et empêche le désencrage. Le support devient non recyclable en filière papier. Alternative : le pelliculage biodégradable à base de PLA (amidon de maïs) qui se décompose en industrie et n'empêche pas le recyclage papier dans certaines filières modernes. Docside propose cette option sur demande.

Où déposer ses anciens supports imprimés ?

Pour les flyers, brochures, affiches papier : poubelle jaune (tri sélectif). Pour les grandes quantités (restes de stock) : déchèterie rubrique papier-carton. Pour les kakemonos PVC, bâches, panneaux Dibond : déchèterie rubrique plastiques ou déchets non dangereux (la poubelle classique ne les accepte pas). Pour les entreprises avec volumes importants : collecte spécialisée Paprec, Veolia ou Suez.